La sieste / La siesta

C'est midi à La Havane. Il fait chaud, trop chaud. Cependant, les gens bougent partout: dans la rue, dans les magasins, autour des parcs, le long du boulevard San Rafael… Et lui, il dort.
Bienheureux ceux qui dorment et même rêvent, dans cette ville affolée, éclatant sous la canicule de juillet. Bienheureux ceux qui ne se laissent pas entraîner par l'angoisse insensée de la foule: une marée, inutile écume. Bienheureux ceux qui ne se rendent pas compte de notre destin insulaire: terre de voyageurs, d'immigrés, d'utopistes. Bienheureux, eux, derniers héros du Romantisme.
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Mediodía en La Habana. Hace calor, demasiado, Sin embargo, la gente hormiguea por doquier: en la calle, dentro de las tiendas, en los parques, a lo largo del bulevar San Rafael… Y él, duerme.
Bienaventurados aquellos que duermen e, incluso, sueñan en esta ciudad atribulada, hirviente, bajo el sol de julio. Bienaventurados aquellos que no se dejan arrastrar por la angustia sin sentido de la multitud: marea, espuma inútil. Bienaventurados aquellos que ignoran nuestro destino insular: tierra de viajeros, de emigrantes, de soñadores. Bienaventurados ellos, últimos héroes románticos.