Depuis quelques semaines j'ai suivi le Flagcounter mis sur la colonne droite de Habana 713.
Le numéro de visiteurs provenant de la France augmente de plus en plus. J'ai décidé donc de donner un petit cadeau au lecteur (ou bien lectrice) Français(e) numéro 1.000. Il ne faudra que cette
personne me laisse un commentaire sur la dernière photo. Dépêchez-vous et... bonne chance !!!
Je veux souhaiter la bienvenue aux lecteurs provenant des pays africains: Maroc, Algérie,
Côte D'Ivoire, Gabon, Mozambique, Niger, Tunisie. Ils ont parcouru un long chemin pour arriver à cette petite ville de la Caraïbe: La Havane.
Quiero desear la bienvenida a los lectores provenientes de países africanos: Marruecos,
Argelia, Costa de Marfil, Gabón, Mozambique, Níger, Túnez. Han recorrido un largo camino para llegar a esta pequeña ciudad del Caribe: La Habana.
Aujourd'hui commencent les Jeux Olympiques à Pékin. Une vingtaine de jours où la paix et l'amitié entre les
êtres humains doivent régner. La gloire olympique est un des plus anciens et beaux idéals de l'humanité. Être à Pékin c'est déjà demeurer dans l'éternité.
Je sais que plusieurs parmi vous n'aiment pas du tout le gouvernement chinois. Je vous comprends. Pourtant,
ces journées de joie universelle n'ont rien à voir avec les idéologies.
Je vous prie, donc, de vous imprégner de l'esprit sportif; de penser au peuple chinois, qui a tant travaillé
pour accueillir cet évènement; de souhaiter bonne chance aux sportifs, Français, Cubains, ou de l'autre bout de la planète…
Si cela ne vous suffit pas, je vous prie alors de penser à mon frère –que vous avez déjà connu sur mon
blog—qui a travaillé comme un cheval sur place pour que la délégation cubaine ait du succès. Il mérite aussi cette réussite.
Les grecs arrêtaient leurs guerres pendant les olympiades. Faisons la trêve, oublions durant ces journées nos
différences, laissons resplendir la flamme rallumée par Pierre de Coubertin en 1896.
Hoy comienzan los Juegos Olímpicos en Beijing. Una veintena de días en los cuales la paz y la amistad entre los seres humanos
deben primar. La gloria olímpica es uno de los más antiguos y bellos ideales de la humanidad. Estar en Beijing es ya conquistar la eternidad.
Yo sé que a algunos de ustedes no les agrada el gobierno chino. Puedo entenderlos. Sin embargo, estas jornadas de júbilo
universal no tienen esencialmente nada que ver con las ideologías.
Les ruego, entonces, que se sumerjan en el espíritu deportivo; que piensen en el pueblo chino, cuya labor para acoger este
evento ha sido gigantesca; que les deseen buena suerte a todos los atletas, sean franceses, cubanos o de cualquier lugar del planeta.
Si estas razones no resultan suficientes, les pido entonces que piensen en mi hermano --a quienes ya conocen por este blog--
que se ha esforzado muchísimo por que la delegación cubana obtenga un gran éxito. Él merece también este triunfo.
Los griegos detenían sus guerras durante las olimpiadas. Hagamos nosotros la tregua, olvidemos en estas jornadas nuestras
diferencias, dejemos resplandecer la llama que nos devolvió Pierre de Coubertin en 1896.
Paris, le 12 juillet 1998: le bonheur arrive. Zidane marque le premier but, et l'on ne le croît pas encore.
Puis, il marque le deuxième, et c'est la folie. En France, à la Guadeloupe, au Sénégal, en Algérie, même à Cuba, où l'on aime tellement la langue et la culture française, où l'on trouve un café
"Paris" au cœur de La Vieille Havane. Chez moi on a fêté la victoire des Bleus, quoique la plupart de nos voisins aient préféré le triomphe des Brésiliens.
209 ans auparavant, aussi à Paris, le peuple prit La Bastille. C'est le 14 juillet. La modernité commença.
Trois mots: Liberté, égalité, fraternité. Une époque: celle des révolutions.
Aujourd'hui, Zidane n'est plus dans l'équipe de la France. Par contre, parfois il semble que La Bastille, ce
symbole sinistre, est encore là.
Lorsqu'on expulse les immigrés, une femme est tuée par l'indifférence, quatre êtres humains dorment dans une
place parisienne, un autre mendie dans le métro, un professeur --héritier des Lumières-- est au chômage… La Bastille demeure immuable.
En revanche, lorsqu'une équipe de France, si bariolée, telle qu'un arc en ciel, emporte la Coupe du Monde et
fait le bonheur de toute le monde francophone: Français, Algériens, Sénégalais, Martiniquais, Guadeloupéens, Haïtiens, Camerounais, Libanais, Cubains… La Bastille est prise de nouveau et la
révolution ressuscite.
París, 12 de julio de 1998: la felicidad llega. Zidane marca el primer gol y aún parece increíble. Después,
hace el segundo, y entonces es la locura. En Francia, en Guadalupe, en Senegal, en Argelia, incluso en Cuba, donde se aprecia tanto la lengua y la cultura francesas, donde en el corazón de La
Habana Vieja se levante un café "París". En mi casa celebramos la victoria de los Bleus, aunque la mayor parte de nuestros vecinos hubieran preferido el triunfo de Brasil.
209 años atrás, también en París, el pueblo tomó La Bastilla. Es el 14 de julio. Comienza la modernidad. Tres
palabras: Libertad, igualdad, fraternidad. Una época: la de las revoluciones.
Hoy Zidane ya no está en el equipo francés. Por el contrario, en ocasiones parece que La Bastilla, ese símbolo
siniestro, sobrevive.
Cuando se expulsa a los emigrantes, una mujer es asesinada por la indiferencia, cuatro seres humanos duermen
en una plaza parisina, otro mendiga en el metro, un profesor --heredero de Las Luces-- está desempleado… La Bastilla permanece inmutable.
Pero cuando un equipo de Francia, tan multicolor como un arco iris, gana la Copa del Mundo y hace feliz a todo
el mundo francófono: franceses, argelinos, senegaleses, martiniqueños, guadalupanos, haitianos, cameruneses, libaneses, cubanos… La Bastilla es conquistada nuevamente, y la revolución
resucita.
La première fois que j'entrai dans une classe de l'Alliance Française de La Havane, elle était là. Je m'étais
trompé de cours, bien évidemment. Cependant, pour des raisons que je n'arrive pas à comprendre, cette première rencontre a demeuré dans ma mémoire. Le hasard, la providence… qui sait
?
Cette année je fus finalement son élève, au cours de Perfectionnement 2. On disait qu'elle était sévère,
exigeante… J'ai trouvé qu'elle était, en plus, douce et parfois même très généreuse.
Un après-midi elle nous raconta l'histoire de sa famille. L'aïeule de son grand père, une belle sénégalaise,
avait été emmenée à Cuba en esclavage. Puis, elle avait accouché d'un enfant de son propriétaire, un colon anglais de nom Dickinson.
Aimée nous répétait souvent un dicton de son père: si l'on entame quelque chose, il faut la faire bien… ou ne
pas la faire. Elle l'a bien appris.
Elle hérita le charme de son aïeule et l'énergie de l'Afrique. Avec elle nous allâmes un peu plus loin
dans l'apprentissage du français. Néanmoins, à mon avis, hors du cours elle nous donna notamment une leçon pour notre vie: celle du dévouement à un métier et à une langue dont la beauté nous
éprit.
La conocí en primer año de la Alianza Francesa, pero no era mi profesora.
Adianet y yo entramos en su aula por accidente y salimos pronto, porque aquello nos sonaba a alemán. Imagínense, Perfeccionamiento 2 (cuarto año).
Luego la veía con frecuencia en los pasillos, siempre seria. Por alguna
razón me parecía el arquetipo de la maestra de francés.
Finalmente llegué a su aula, en un temprano cambio de grupo con
recomendación incluida. Es exigente y severa, me dijeron. Era cierto. Pero también descubrí que bajo esa fama de rectitud justamente ganada, había una mujer muy tierna, que una tarde nos contó la
historia de su familia y cómo salió de su casa un día de la mano del francés.
De su tatarabuela senegalesa, que tuvo un hijo de su dueño, un colono
inglés asentado en Matanzas, heredó el sobrio encanto y la energía del alma negra, arrancada de la tierra africana. De su padre, el respeto intransigente al trabajo: comenzar algo para hacerlo
bien, o no empezar.
Nos enseñó nuevas herramientas para comprender y utilizar el francés.
Premió la constancia, fue generosa. Pero más que cualquier conocimiento técnico, nos dio una lección de vida: la de la entrega a un oficio y a una lengua cuya belleza nos reunió en las
aulas.
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