Jeudi 10 juillet 2008


Nous habitons dans un monde qui se désintègre. La vitesse et l'aveuglement ne nous laissent pas nous en apercevoir. Il y a trop de brouillard sur l'horizon pour y penser. L'avenir c'est ce soir, demain… jamais. Pour quoi se faire des soucis ?

À Dubaï on bâtira la fontaine la plus grande du monde. 6.600 lumières. Tout un spectacle!

La crise énergétique n'est qu'un cauchemar d'une pauvre folle. On l'appelle tendrement: Humanité. Elle est affamée, réchauffée, même égarée dans son orbite… On lui donne des médicaments pour qu'elle sommeille, pour qu'elle se taise.

À certaine île, un ministre habite dans une grande maison climatisée, tandis que le pays a besoin de 600.000 nouveaux habitats et la plupart de bâtiments doivent être réparés. On dirait qu'il s'en fout… mais ce n'est pas vrai. Il a de bonnes justifications dans la poche.

La crise du logement n'est qu'un cauchemar d'un pauvre fou. On l'appelle piteusement: Peuple. Il est épuisé, abattu, même égaré dans son histoire… On lui donne de beaux discours pour qu'il se calme, pour qu'elle ne réclame rien.

Nous vivons dans un nouveau Siècle des Lumières. Néanmoins, elles ne émergent pas de la pensée comme auparavant, mais des monuments de l'insenséisme.

 

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Vivimos en un mundo que se desintegra. No nos damos cuenta: ciegos en una carrera diaria a mil kilómetros por hora. El horizonte, cubierto de bruma, más que huir a cada paso, desaparece. El futuro es esta noche, mañana… nunca. ¿Por qué inquietarse?

En Dubai se construirá la fuente más grande del mundo. 6.600 luces. ¡Todo un espectáculo!

La crisis energética es apenas la pesadilla de una pobre loca. La llamamos, no sin ternura: Humanidad. Está hambrienta, recalentada, incluso perdida en su órbita… Le damos medicamentos para que duerma, para que se calle.

En cierta isla, un ministro vive una casa enorme, climatizada, mientras que el país necesita 600.000 nuevas viviendas, y la mayor parte de los edificios deben ser reparados. Podría decirse que a él eso no le importa… pero no es cierto. En su bolsillo, un montón de justificaciones lo justifican.

La crisis de la vivienda no es sino la pesadilla de un pobre loco. Lo llamamos, piadosamente: Pueblo. Está exhausto, vencido, incluso perdido en su propia historia… Le damos buenos discursos para que se calme, para que no proteste.

Vivimos en un nuevo Siglo de la Luces. Pero ellas no surgen del pensamiento como antes, sino de los monumentos al sinsentido.

par Boris Leonardo publié dans : Variaciones/ Variations communauté : Addict Pictures
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Dimanche 6 juillet 2008


La gravité, voilà la clé de plusieurs phénomènes. Notre compréhension de l'univers dépend d'une poignée de lois physiques. Qui ne connaît pas le récit de Newton et la pomme qui tomba sur sa tête ?

Nous acceptons cet ordre, disons "naturel". Même si l'on déteste la physique (comme moi) il n'y a aucun moyen d'y échapper. Malheureusement, cette conformité va plus loin qu'on ne le croit. Je hausse les épaules… je m'en fous.

On dit que la vie est un chemin, une montagne que l'on doit gravir jusqu'au sommet, une rivière qui coule… On dit rarement que la vie est un labyrinthe, et si elle l'était, on devrait s'enfuir. 

La société --c'est-à-dire l'école, l'église, les partis politiques, les médias, la famille, etcetera --nous apprennent à suivre le troupeau, à ne pas poser trop de questions, à acquiescer. Nous devons attendre que la pomme tombe sur nos têtes. Sauter pour l'arracher de la branche… c'est trop dangereux, ce n'est pas normal, c'est extravagant... il faut appeler la police ou les pompiers !

Je ne veux pas répéter: il faut absolument être… surréaliste. Plonger dans le sommeil, rêver, c'est bon pour les poètes. Bienheureux ceux qui connaissent la poésie ! Je dirais, plutôt, il faut absolument être ouvert à l'étonnement, à la recherche, au questionnement.

La gravité c'est quelque chose d'incontournable, mais… pourquoi ne pas penser à ce que serait l'univers si cette chaise rouge n'était qu'un jeu photographique ? Sous l'absurdité apparente de cette question --dans un sens métaphorique--, se cachent pas mal de réponses inquiétantes. L'histoire du développement des êtres humains en est pleine.


par Boris Leonardo publié dans : Variaciones/ Variations communauté : photographe du dimanche
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Samedi 28 juin 2008


Extrañas criaturas, sobre la maleza. De acero sus vértebras, al cielo erguidas. Y de cobre o aluminio las arterias que alimentan sus órganos férvidos.

Voraces torres, avanzada futurista en la campiña cubana, donde los campesinos andan aún en carretas a caballo y usan bueyes para surcar la tierra.

Como una pintoresca invasión marciana, estos artefactos de tuberías, angulares, remaches, tornillos, soldadura... exhiben su compleja anatomía industrial.

Al árbol sencillo no impresionan, ni a la nube, que ha visto el ascenso y la caída de otras torres, desde aquella que mereció el castigo de Dios.

 

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par Boris Leonardo publié dans : Variaciones/ Variations communauté : photos : site web photographe
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Vendredi 27 juin 2008


¿Qué destino era el de este barco? ¿Dónde el puerto de su feliz arribo?

¿Y sus legendarios marineros, que creyeron ser portadores de la luz? ¿Huidos acaso? ¿Hechos madera y hierro de solemnidad estéril?

Varado entre el recuerdo azulino de la montaña, y la mar: la circunstancia maldita por todas partes. A estribor, el azar de las aguas lo escora. La ribera --espejismo cercano--, más que una promesa es una angustia, la memoria del fracaso, del sueño que ahora la sal corroe.

 

Más Variaciones:

Rojo/ Rouge

Era nuclear

Derrumbe

Olas

Gato arcoiris


par Boris Leonardo publié dans : Variaciones/ Variations communauté : Photographies
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Dimanche 8 juin 2008


Ahí van ellas: el brazo en el hombro --regreso de la escuela--, alguna historia del aula, la última fábula del vecindario o la buena nueva en la familia. Caminan despacio, la luz aún intensa de la tarde que no quiere irse a la cama.

Rodeando el cuello, ese triángulo rojo, la pañoleta que la hace pionera. Atrás quedó la azul: ya no es tan niña.

El rojo --cargado de pesados discursos y simbologías-- es más bien un presagio. Rojo el umbral a la adultez, y roja la revelación del placer; rojo el corazón común de los romances, y roja el alba de su maternidad; rojo, tal vez, el vestido de noche que habrá de alimentar a sus hijos.

Pero ahora es color de inocencia. Apenas un triángulo de tela, bajo la mano cálida de la hermana.




 


par Boris Leonardo publié dans : Variaciones/ Variations communauté : photographe du dimanche
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Presentación

Perfil

  • : Boris Leonardo
  • havane713
  • : Homme
  • : 06/10/1979
  • : Cuba
  • : Periodista, cubano, habanero, industrialista. Journaliste cubain, havanais.

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Aux fils fous.

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