
Nous habitons dans un monde qui se désintègre. La vitesse et l'aveuglement ne nous laissent pas nous en apercevoir. Il y a trop de brouillard sur l'horizon pour y penser. L'avenir c'est ce soir, demain… jamais. Pour quoi se faire des soucis ?
À Dubaï on bâtira la fontaine la plus grande du monde. 6.600 lumières. Tout un spectacle!
La crise énergétique n'est qu'un cauchemar d'une pauvre folle. On l'appelle tendrement: Humanité. Elle est affamée, réchauffée, même égarée dans son orbite… On lui donne des médicaments pour qu'elle sommeille, pour qu'elle se taise.
À certaine île, un ministre habite dans une grande maison climatisée, tandis que le pays a besoin de 600.000 nouveaux habitats et la plupart de bâtiments doivent être réparés. On dirait qu'il s'en fout… mais ce n'est pas vrai. Il a de bonnes justifications dans la poche.
La crise du logement n'est qu'un cauchemar d'un pauvre fou. On l'appelle piteusement: Peuple. Il est épuisé, abattu, même égaré dans son histoire… On lui donne de beaux discours pour qu'il se calme, pour qu'elle ne réclame rien.
Nous vivons dans un nouveau Siècle des Lumières. Néanmoins, elles ne émergent pas de la pensée comme auparavant, mais des monuments de l'insenséisme.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Vivimos en un mundo que se desintegra. No nos damos cuenta: ciegos en una carrera diaria a mil kilómetros por hora. El horizonte, cubierto de bruma, más que huir a cada paso, desaparece. El futuro es esta noche, mañana… nunca. ¿Por qué inquietarse?
En Dubai se construirá la fuente más grande del mundo. 6.600 luces. ¡Todo un espectáculo!
La crisis energética es apenas la pesadilla de una pobre loca. La llamamos, no sin ternura: Humanidad. Está hambrienta, recalentada, incluso perdida en su órbita… Le damos medicamentos para que duerma, para que se calle.
En cierta isla, un ministro vive una casa enorme, climatizada, mientras que el país necesita 600.000 nuevas viviendas, y la mayor parte de los edificios deben ser reparados. Podría decirse que a él eso no le importa… pero no es cierto. En su bolsillo, un montón de justificaciones lo justifican.
La crisis de la vivienda no es sino la pesadilla de un pobre loco. Lo llamamos, piadosamente: Pueblo. Está exhausto, vencido, incluso perdido en su propia historia… Le damos buenos discursos para que se calme, para que no proteste.
Vivimos en un nuevo Siglo de la Luces. Pero ellas no surgen del pensamiento como antes, sino de los monumentos al sinsentido.
ajouter un commentaire commentaires (8) recommander









Derniers Commentaires